Trello : un gestionnaire de listes pour les projets collaboratifs Imprimer Envoyer
Informatique - Méthodes
Écrit par Vincent MARTIN   

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Trello est un gestionnaire de listes collaboratif dont l’interface rappellera sans doute quelque chose à ceux qui connaissent ou pratiquent la méthode Scrum. 100 % Web, il est idéal pour la gestion et le suivi des projets dont les tâches sont confiées à des ressources distantes géographiquement.
Le principe de Trello est ultra-simple : fournir à une équipe dispatchée géographiquement un environnement unique et centralisé pour visualiser l’état des tâches de son projet. L’environnement en question, en l’occurrence un simple tableau, devient accessible à tout moment de n’importe où grâce à Internet.
Pour Trello, un tableau (board) est un ensemble de listes ; une liste est un ensemble de fiches (cards). Dans l’absolu, une fiche peut être de toute nature, mais la plus évidente est la tâche d’un projet. A la création, un tableau est initialisé avec trois colonnes : « to do », « doing » et « done ». Tiens, tiens, ça ne vous rappelle rien ? (les initiés auront reconnu les trois colonnes de base d’un tableau Scrum).
Les principales actions (création, édition d’une carte ou d’une nouvelle liste, etc.) se font simplement et intuitivement, nul besoin d’un manuel utilisateur (même s’il est également disponible en ligne : https://trello.com/guide). Les fiches sont déplacées d’une colonne à l’autre par drag and drop, intuitivement aussi. Chaque opération est enregistrée et tracée, ce qui permet de suivre l’historique des fiches. La plupart des opérations sont réversibles, à l’exception du placement dans la dernière colonne du tableau (« done ») : une fiche achevée (une tâche terminée) ne peut être replacée dans les colonnes qui l’ont précédée.
Chaque carte peut être affectée à un ou plusieurs acteurs, il suffit pour cela qu’ils disposent d’un compte Trello. Chaque nouveau compte est créé, soit par l’utilisateur lui-même (la création d’un compte est un préalable à l’utilisation de l’outil), soit à l’initiative d’un membre déjà inscrit, qui déclare le nouvel utilisateur avant de lui envoyer une invitation ; le nouveau membre devient un acteur à part entière du tableau (c'est-à-dire du projet) lorsqu’il a accepté l’invitation. C’est l’adresse mail qui est l’identifiant de l’utilisateur. On peut se connecter par les données de son compte Google.
Trello permet aussi de définir des organisations, c'est-à-dire des groupes d’acteurs. Chaque projet ou tableau peut ainsi être public ou limité à la liste des membres qui lui sont affectés (l’organisation). La sécurité d’un tableau, donc d’un projet, étant liée à celle d’une connexion, le tout dans un espace mondialisé, on comprendra qu’il vaut mieux ne pas s’en servir pour piloter et suivre les projets stratégiques de son entreprise.
Au final, Trello offre pas mal de fonctionnalités pour configurer un tableau et les objets qui le composent, des droits d’accès aux fiches à la gestion des catégories, matérialisés par des couleurs (seulement six couleurs, malheureusement non paramétrables), en passant par le vote qu’un membre peut donner à une fiche. Par contre, il manque un chat entre utilisateurs (même si des commentaires peuvent être écrits à destination d'un utilisateur particulier) ; c’est d’autant plus dommage que l’outil connaît et affiche l’activité des membres du board en cours : connecté ou non, sur le board en cours ou non.
Trello met aussi en ligne un tableau sur le projet lui-même : https://trello.com/board/trello-development/4d5ea62fd76aa1136000000c. On peut y voir les bugs en cours, les demandes d’évolutions et les idées d’amélioration.
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Au final, Trello est un outil très pratique pour distribuer et organiser les tâches d’un projet entre des personnes qui n’ont pas la possibilité de se rencontrer ou d’accéder physiquement au même environnement, aussi simple soit-il. On l’utilise par exemple avec Guillaume pour gérer deux trois projets autour de ce site. Sans être révolutionnaire, il faut bien avouer qu’il est quand même plus « sexy » qu’une feuille de calcul, même si ce qu’il fait peut être réalisé par un tableur (en version Web).
Mais il serait réducteur de limiter l’utilisation de l’outil à la gestion des tâches d’un projet : les tableaux étant entièrement configurables en nombre et en intitulés de colonnes, on peut en fait s’en servir pour visualiser toute progression dans un workflow ou un ensemble d’états : du suivi d’un candidat dans un processus de sélection ou d’embauche à la visualisation des niveaux de compétences des ressources d’une organisation dans telle ou telle technologie, le champ des utilisations possibles est vaste.
En résumé, on aime :
  • l’interface, orientée Scrum et agilité, conviviale et intuitive ;
  • le panel des fonctionnalités offertes et la simplicité d’utilisation ;
  • l’utilisation 100 % Web et collaborative ;
  • la gratuité (une version payante est prévue dans le futur, mais les fonctionnalités gratuites aujourd’hui devraient le rester).
On aime moins :
  • pas de possibilité de chatter entre utilisateurs connectés ;
  • une commpatibilité avec Internet Explorer uniquement à partir de la version 9.

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