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| Une expérience intéressante |
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| Informatique - Méthodes | ||||||
| Écrit par Vincent MARTIN | ||||||
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Les méthodes de développement classiques demandent de spécifier en détail avant de se lancer dans un développement. A l’inverse, pour les méthodes agiles, une liste d’items, décrits sous la forme de simples user stories, peut suffire à constituer un backog de produit et démarrer un projet. Sur cette différence, et grâce à un exercice proche de l’esprit des « serious games », voici une expérience intéressante.
Lors d’une formation, un animateur divise son groupe de stagiaires en deux groupes d’à peu près six personnes. A chaque groupe, il donne une feuille de papier, autant de feutres rouges, verts et bleus qu’il y a de participants et leur donne une minute pour réaliser un dessin suivant un Cahier des Charges.
La mission du premier groupe est de dessiner « une belle prairie d’été avec des fleurs bleues et rouges dans de l’herbe verte, des vaches et des oiseaux sous un soleil éclatant ».
Le deuxième groupe doit répondre aux exigences suivantes :
Le résultat est le suivant :
![]() Le dessin du haut est celui qui a été réalisé par le groupe avec le Cahier des Charges le moins précis et celui du bas par le groupe qui avait les spécifications les plus détaillées.
Au-delà de l’aspect artistique (même si c’est sans doute le dessin du haut qui est le plus réussi), on constate que le dessin du bas est, non seulement incohérent (les vaches sont sens dessus-dessous), mais aussi incomplet (il n’y a ni prairie ni soleil).
Cette expérience n’a pas valeur de preuve, évidemment, et tout est affaire d’interprétation. Personnellement, l’enseignement que j’en tire est qu’une vision globale mais ouverte du produit est suffisante pour en avoir une première version cohérente, quitte à l’enrichir progressivement pour satisfaire les exigences de départ.
Plus intéressant encore, il semble que des spécifications sur-détaillées focalisent l’attention sur les détails et empêchent d’avoir une vision d’ensemble. Attaquer le développement avec des spécifications encore fragmentaires n’empêche pas d’en avoir une vision globale, bien au contraire !
Dans tous les cas, l’important est d’avoir, non pas un, mais plusieurs niveaux d’abstraction, suffisamment ouverts pour ne pas occulter les autres, qu’ils soient plus globaux ou, à l’inverse, plus détaillés.
Ce billet reprend une expérience de David Barnholdt. Elle est consultable dans son intégralité dans sa version originale (en anglais) ici : http://blog.crisp.se/davidbarnholdt/2009/02/18/1234986060000.html.
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