Dans la section Culture
Articles Liés
Top Articles
- Tutorial : Installer et configurer Homeplayer (freeplayer) (106611)
- Tutorial : Installer Windows Virtual PC et Windows XP Mode pour Windows 7 (Seven) (47997)
- Tutorial : Installer un dual boot avec Windows XP ou Vista et Windows 7 (Seven) (33878)
- Tutorial : Introduction à Jquery UI (28416)
- Tutorial : Migration de Windows Vista vers Windows 7 (Seven) (24719)
| Songes - Coraline |
|
|
| Culture - BD | ||||||
| Écrit par Vincent MARTIN | ||||||
|
La jeune femme, qui se prénomme Coraline, fait la connaissance de Vernère, le jeune garçon dont elle va avoir la charge. Elle se rend vite compte qu’il n’est pas vraiment comme les garçons de son âge : le jeu, l’amusement, les cabanes dans les arbres lui apparaissent futiles et sans intérêt. Le jeune Vernère est un inventeur qui passe l’essentiel de son temps dans son atelier à imaginer, construire et mettre au point les machines que Coraline découvre au fur et à mesure de son exploration du domaine. C’est en fait un jeune garçon qui a la maturité, le savoir et les préoccupations d’un adulte. C’est dire si de ce point-là, nous sommes déjà dans le fantastique – et dans l’ironie ! Les choses deviennent plus piquantes lorsque, le soir venu, la plantureuse Coraline, qui s’est laissée tenter par un cocktail inconnu, peine à trouver le sommeil. Elle entend des craquements dans sa penderie, se lève, et entre dans son armoire comme Alice traverse le miroir. Elle se retrouve alors livrée aux mains de deux tailleurs costumiers et d’un garçon d’ascenseur qui l’emmène, en costume, vers une destination inconnue.
La raison d’être de tout un pan de la littérature et du cinéma est de mettre en scène nos rêves, parfois nos fantasmes. Rares sont les garçons qui ont lu Les trois mousquetaires sans chevaucher en pensée aux côtés de D’Artagnan, rares sont celles qui ont vu Autant en emporte le vent sans rêver de porter les robes de Scarlett O’Hara.
« Songes » ne fait pas exception à la règle. Notre jeune et jolie héroïne se trouve plongée au cœur de situations abracadabrantes imaginées uniquement pour servir de support à des fantasmes érotiques. Je précise tout de suite, puisque la charte de ce site nous interdit de promouvoir toute forme de pornographie, que ceux-ci sont plutôt softs. Mais la jeune personne est bien jolie, agréablement pourvue de tous les avantages de la féminité, et c’est avec plaisir que, nuit après nuit, nous la retrouvons attachée au mât d’un navire de pirates – tiens, encore une incursion maritime dans la bande dessinée – naufragée sur une île déserte, livrée à des sauvages cannibales ou sautant de branche en branche dans les bras de Tarzan. ![]() Coraline retrouve à chaque fois le jeune Vernère, mais dans le rôle d’un adulte. Le galopin ne consacre donc pas tout son temps à la mécanique, il cherche aussi à mettre au point des substances – le cocktail inconnu doit avoir son importance – qui lui permettent de séduire les dames que sa jeunesse lui rend inaccessibles. Quand je vous disais que ses préoccupations étaient celles d’un adulte. Quant à ses tentatives, je vous laisse le soin de découvrir si elles sont ou non couronnées de succès...
Pour être franc, voilà une BD plutôt sage, et la mise en scène des soi-disant fantasmes relève plus de la référence à la littérature et au cinéma romanesques que de la promotion de pratiques érotiques originales.
Il reste que Terry Dodson, au dessin, a créé une Coraline charmante et sensuelle, à qui la blondeur, les beaux yeux bleus et les hautes pommettes donnent l’air d’une fille de l’Est. Des poses improbables et des contre-jours opportuns apportent la dose de second degré nécessaire pour éviter de prendre tout ça trop au sérieux. Les robes de la demoiselle et l’ambiance art-déco de la maison font merveille pour contribuer à l’atmosphère légèrement fantastique du récit. Les machines et inventions de Vernère sont magnifiques, imposantes, prétentieuses, improbables – et parfaitement inutiles.
L’album se termine par un léger grincement venu de la penderie, ce qui laisse supposer une suite prochaine.
En filigrane, « Songes » aborde deux des rêves les plus prégnants de l’humanité. Parmi toutes les machines de Vernère, aucune, étonnamment, n’est une machine volante, comme si le rêve d’Icare lui était étranger. En revanche, lui qui « ne laisse aucune part au rêve » et à l’imaginaire, comme Coraline le lui fait remarquer, semble avoir trouvé le moyen, au moins en partie, de contrôler les rêves du sommeil – y compris ceux d’autrui.
Autrement dit la clé vers le pouvoir absolu. Et si, finalement, il était là, le vrai fantasme ?
Bonne lecture.
Computurellement vôtre.
« Songes. Coraline », par Denis-Pierre Filippi (scénario) et Terry Dodson (dessin), Les Humanoïdes Associés. 14,90€.
Site officiel : http://www.humano.com/songes/ Retrouvez tous nos articles sur http://www.computure.net
Les autres articles BD :
Powered by !JoomlaComment 4.0alpha3
!joomlacomment 4.0 Copyright (C) 2009 Compojoom.com . All rights reserved." |






Début du XXème siècle. Une jolie blonde se présente à la grille d’une riche maison campagnarde, comme préceptrice d’un jeune garçon. Elle entre alors dans un domaine immense et un peu étrange, regorgeant de machines et d’inventions inconnues.