Tendances 2010 : la Green IT Imprimer Envoyer
Informatique - Divers
Écrit par Vincent MARTIN   
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Tendances 2010 : la Green IT
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Air du temps, reflet réel de préoccupations environnementales, ou volonté d’économies sur des postes de plus en plus coûteux, la « Green IT », ou informatique verte, sera une des grandes tendances des prochaines années. Computure vous propose quelques pistes pour diminuer l’empreinte écologique de votre entreprise.
Quelques éléments factuels
L’informatique est à l’origine de trois types de dégradation de l’environnement : les gaz à effets de serre, comme le CO2 généré lors de la fabrication du matériel et lors de la production d’énergie nécessaire à son fonctionnement, les pollutions chimiques qui participent à l’écroulement de la biodiversité en dégradant les écosystèmes si le matériel n’est pas recyclé, et les ponctions de matières premières utilisées pour la fabrication du matériel et qui épuisent les ressources naturelles non renouvelables.
L’informatique génère 2% des émissions de gaz à effet de serre (autant que le transport aérien) et on prévoit que la consommation électrique des systèmes d’information des entreprises doit doubler d’ici 2020. Aujourd’hui, un système d’information représente 20 à 30% du poste énergétique d’une entreprise.
Dans ce contexte, les économies induites par les propositions suivantes devraient s'avérer quasiment obligatoires.
1. Utiliser le matériel le plus longtemps possible
150 millions de PC sont mis au rebut chaque année. En prolongeant la vie du matériel informatique, on diminue le coût de son retraitement et de son recyclage, et on contribue à diminuer deux des postes de pollution potentielle : la dégradation des écosystèmes par les métaux polluants et les ponctions de matières premières.
L’augmentation de la durée de vie des matériels informatiques passe par l’abandon de la course à la performance et à la puissance des postes de travail. Aujourd’hui, ceux-ci sont très performants alors que les applications et les données sont de plus en plus externalisées (voir notre article : « Tendances 2010 : le cloud computing »). De ce point de vue, la « mise en nuage » de l’informatique d’entreprise constitue un argument solide pour freiner la course à la puissance des matériels.
2. Limitez la consommation de papier
En France, un salarié imprime en moyenne 28 pages par jour et plus de 300 milliards de pages ont été imprimées en France en 2007, dont 16% (soit 48 milliards) n’ont jamais été lues. Le coût des impressions est parfois supérieur à 2% du chiffre d’affaires d’une PME.
De substantielles économies peuvent donc être réalisées sur ce poste. En se demandant systématiquement, avant de lancer une impression, si celle-ci est bien justifiée, on se rend compte qu’il est facile d’économiser plus de la moitié de la consommation de papier. Est-il par exemple indispensable de distribuer les mêmes supports papier à tous les participants d’une réunion quand ceux-ci peuvent en disposer sous forme électronique ?
Si vous ne pouvez pas vous passer du support papier, réduisez la consommation de papier en imprimant recto-verso et/ou avec plusieurs pages de document par page imprimée.
3. Utilisez du papier recyclé
Avec une tonne de vieux papier, on produit 900 kg de papier recyclé alors qu’il faut 2 à 3 tonnes de bois (17 arbres) pour le même résultat. Par ailleurs, le recyclage du papier consomme jusqu’à 90% d’eau et 50% d’énergie en moins.
Globalement, le papier recyclé bénéficie aujourd’hui, pour un usage « courant » des mêmes qualités (utilisation, blancheur) que le papier non recyclé. Si un papier de haute qualité est plus adapté à la communication commerciale, le papier recyclé est dans tous les cas largement suffisant pour la documentation de travail.
Cinq labels permettent d’identifier le papier recyclé ou issu d’une gestion durable des forêts : Ange Bleu, Cygne, APUR, NAPM et FSC.
4. Recyclez le vieux matériel
La directive européenne WEEE (Waste Electrical and Electronic Equipment : http://ec.europa.eu/environment/waste/weee/index_en.htm) impose depuis août 2005 la collecte et le retraitement des déchets d'équipements électriques et électroniques. Les entreprises doivent s'occuper du matériel acquis avant cette date.
Le coût de la pollution due à l’absence de recyclage ou au recyclage irrégulier de matériels informatiques ou électroniques obsolètes est énorme pour la biodiversité.
Sur ce point, on estime que 50 à 60 % des WEEE seraient toujours exportés dans des pays émergents (source : Electronics TakeBack Coalition : www.computertakeback.com/index.htm).
Toujours sur les DEEE et leur élimination, on pourra consulter également :

 




Commentaires
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Frederic_L   |90.36.13.xxx |2010-02-03 11:37:37
Bonjour,

Concernant le Cloud Computing, le lien avec le développement durable n'est pas évident (voir http://www.greenit.fr/article/acteurs/hebergeur/le-cloud-computing-participerait-au-developpement-durable) et encore moins pour la dématérialisation (voir le débat sur la fiche de paye électronique : http://www.greenit.fr/article/materiel/paie-les-bulletins-electroniques-desormais-legaux).

Voir aussi les 7 gestes essentiels du Green IT
Vincent MARTIN   |171.16.208.xxx |2010-02-03 14:53:03
Bonjour Frédéric

Vous avez raison, il est encore difficile de dire si le cloud computing participe vraiment au développement durable (j'ai évoqué dans mon article : http://www.computure.net/fr/articles-informatique/20-divers/75-cloudcomputing la très forte consommation des "fermes" informatiques).

Un aspect du "nuage" me semble cependant intéressant, c'est le lien avec le télétravail : diminution de ses déplacements, amélioration de ceux des autres, moins de consommables (on consomme moins ses propres ressources que celles de l'entreprise), etc.

Peut-être manquons-nous juste un peu de recul sur le concept et sa mise en application... RV dans un an ou deux... ou ici dans un prochain article.

Cordialement

Vincent
Fred  - Cloud computing   |86.74.140.xxx |2010-02-03 16:39:13
Le cloud computing consiste essentiellement à ajouter une couche d'abstraction entre l'infrastructure techniques matérielle et logicielle et les utilisateurs. Pour faire simple, on ajoute une interface de programmation (API).

Contrairement aux idées reçues, le cloud computing n'a aucun lien avec le développement durable, sauf s'il permet de :
- réduire la consommation électrique en déplaçant les machines virtuelles sur les machines physiques pour éteindre celles qui sont sous chargées,
- allonger la durée de vie du matériel.

Ces deux points sont loin d'être prouvés. CF : http://www.greenit.fr/article/acteurs/hebergeur/le-cloud-computing-participerait-au-developpement-durable
Vincent MARTIN   |171.16.208.xxx |2010-02-04 16:27:01
Bonjour Fred

Sur les deux points que vous évoquez, je dirais que c'est déjà loin d'être négligeable.

Il reste que si la mise à disposition à distance d'applications, de données ou de documents permet de développer le travail collaboratif et de diminuer les déplacements professionnels, c'est une avancée de plus sur le plan écologique.

Le cloud computing est un choix d'architecture ambitieux (à mon avis un peu plus qu'une couche d'abstraction). Il n'est pas "vert" en lui-même, tout dépendra de la façon dont il sera mis en oeuvre.

Comme je le disais plus haut, attendons d'avoir un peu de recul et d'éléments factuels pour avoir un avis tranché.

Cordialement
Vincent
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